Pourquoi souhaitez-vous vous présenter ? Souhaitez-vous porter l’héritage de Michel Fontaine ou marquer une rupture en déposant votre candidature ?
"Les deux. Il faut porter cet héritage de Michel Fontaine, il a laissé une capitale, une ville universitaire, une ville entreprenante, il a fait des chantiers gigantesques. Il faut également avoir des axes nouveaux, notamment sur la sécurité, sur la déconcentration des services, l’amélioration de la qualité du service public dans les quartiers, tous ces axes qui font que Saint-Pierre doit devenir une ville nouvelle. Nous souhaitons avoir une politique d’accompagnement des personnes les plus fragiles. La diminution de la taxe foncière est l’un des axes que j’ai annoncés aujourd’hui".
À Saint-Pierre, la campagne promet en tout cas d’être animée. Parmi les candidats on compte Ruth Dijoux et Emeline K’Bidi, comment cette campagne va-t-elle être difficile face à de telles adversaires ?
"Les législatives ne ressemblent aucunement aux municipales. Les municipales c’est le mariage d’une population avec son maire, des projets communaux. Il faut de l’expérience et connaître la ville pour porter un tel projet. Depuis 25 ans je suis celui qui a accompagné Michel Fontaine. Saint-Pierre a besoin d’un maire qui est présent, qui connaît la ville, qui porte des projets et non pas seulement quelqu’un qui a quelques caprices d’avoir des pouvoirs supplémentaires".
Est-ce que de votre côté, vous représentez l’union de la droite à Saint-Pierre ?
"Je construis cette union. Je souhaite avoir sur cette liste des amoureux de la ville, des personnes compétentes et qui souhaitent porter un projet. Je n’exclus personne et on discute avec tout le monde. Lorsque la liste sera construite, j’aspire à faire une grande union. La division n’est pas chez nous, la division est en face, à gauche".