Pierre Gulli, géomaticien à l’ONF, nous explique l’usage de cet outil novateur. "On utilise le drone pour faire des vols de zones. Pour prendre des photos à intervalle régulier. Ensuite dans les logiciels dans les bureaux. Créer une orthophoto [NDLR un cliché aérien dont la géométrie a été redressée de sorte que chaque point soit superposable à une carte plane qui lui correspond]. Derrière, on va pouvoir analyser directement et faire des mesures sur ses photos-là".
Les images captées sont analysées immédiatement. Une étape clef pour identifier les foyers à traiter. C’est tout l’enjeu mené par l’agence de la transition écologique et la direction de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt. Un programme estimé à près de 200 000 euros.
Jean Prévost, chargé d’animation technique à l’ONF présente une perspective : "Cela va permettre aussi de détecter certaines exotiques. De voir, où est-ce qu’elles sont ? C’est extrêmement long de parcourir les 750 hectares de cette tamarinerie. En deux ou trois journées de drone, on a vu toute la zone. Où il fallait concentrer nos efforts. Où on allait faire les travaux. Et d’être suffisamment réactif pour pouvoir présenter quel était l’impact sur les forêts".
Encore récente, cette technologie pourrait vite devenir incontournable. Aujourd’hui, seuls trois agents sont habilités à piloter. Mais l’ONF compte bien renforcer ses équipes et faire du drone un outil central de l’observation et de la surveillance de nos forêts.