Quelle sera votre priorité si vous rempilez pour un prochain mandat ?
"Nous allons mettre l’humain au cœur de notre projet. Nous allons poursuivre ce que nous avons entamé depuis 2014, bientôt 12 ans, la population nous a fait confiance. Il nous faut continuer à développer notre territoire, mais surtout préserver notre identité rurale, l’ADN et l’agriculture de notre commune. Le bien vivre à Petite-Île est un aspect essentiel".
En face de vous, il y a d’autres candidatures comme celle de Lorraine Nativel, vice-présidente de la Région, un candidat du Rassemblement National aussi. Comment abordez-vous cette campagne ?
"Je crois que c’est le temps ou la démocratie s’exprime. C’est normal qu’il y ait des candidatures dans une élection municipale. Je crois qu’en face de nous, il y a une candidate soutenue par la Région mais également par le parti Le Progrès. Il y a aussi une candidate LFI qui veut désarmer la police municipale. Puis un candidat du RN qui était encore en janvier dernier, un distributeur de tract pour Lorraine Nativel. C’est sans doute quelqu’un qui se cherche. On se pose la question : qu’est ce qui motive ce candidat à se présenter à Petite-Île".
Vous êtes aussi président de l’association des maires, vous vous êtes rendu récemment au Congrès des maires à Paris. Est-ce que vous demandez aujourd’hui davantage de pouvoirs consacrés à votre fonction, est-ce que les maires doivent disposer de plus de marges de manœuvre ?
"Je ne sais pas s’il faut qu’il y ait plus de pouvoir, si on nous donne des compétences sans moyens, je préfère ne pas les avoir. Il faut surtout que l’État nous entende parce que les maires sont à chaque fois sur le front, lorsqu’il y a des difficultés les maires sont en première ligne. Je crois que la reconnaissance du mandat d’élu local est une nécessité. Il faut nous trouver un véritable statut qui nous permette d’exercer notre fonction dans la sérénité et avec les garanties juridiques nécessaires".