Les vibrations des tambours malbars retentissent dans les murs de Stella Matutina, le son lointain des engagés. L’exposition retrace leur itinéraire dans le contexte de la mondialisation. Une exposition composée de 5 pièces chronologiques pour marcher dans les pas de ce qui ont marqué l’histoire de La Réunion.
"Les engagés réunionnais sont d’origines multiples, la majorité d’entre eux sont venus d’Inde du sud. On a également beaucoup de Chinois, de Comoriens, des Malgaches, des Africains de l’Est", explique Bernard Leveneur, co-commissaire de l’exploitation, ancien directeur du musée Stella Matutina
Un parcours immersif ponctué de musiques, de vidéos et de clichés d’époque pour inviter les visiteurs à se plonger dans la réalité des 164 000 engagés. La majorité d’entre eux sont venus travailler dans les usines et les champs de cannes à sucre. "Ils sont répartis sur toute l’île parce que les sucreries étaient beaucoup plus nombreuses qu’aujourd’hui en 1877", ajoute Bernard Leveneur.
A la fin de cette période de travail sous contrainte, la moitié des engagés décide de rester sur l’île. La dernière partie de l’exposition est consacrée à leur héritage. "Tous ont contribué au multiculturalisme de La Réunion. L’engagisme est un apport essentiel à l’histoire de La Réunion à partir du milieu du 19e siècle", indique Bernard Leveneur.
Cette exposition est la seule labellisée d’intérêt national en outre-mer cette année. Une appellation attribuée par le ministère de la culture qui valorise et reconnaît le patrimoine réunionnais.