Depuis une semaine, la tension reste vive sur la grande île. La population est descendue dans la rue pour dénoncer les conditions de vie actuelle
Les violences ont éclaté jeudi soir dans la capitale malgache et ses environs. Six personnes sont décédées et on compte au moins 86 blessés. À Madagascar, des localités passent sous couvre-feu nocturne. Cette décision répond à la recrudescence des violences urbaines et à des actes répétés de vandalisme.
La foule de manifestants à Tsiadana aujourd’hui a été dispersée avec des bombes lacrymogènes. Des jets de pierre ont également eu lieu entre grévistes et forces de l’ordre.
Leurs revendications s’intensifient : ils réclament désormais la démission du président Andry Rajoelina. Les autres demandes sont toujours les mêmes : la lutte contre le délestage et la coupure d’eau ainsi que la corruption, l’exigence d’un avenir meilleur pour la jeunesse.
Des grévistes portent des tee-shirt noir, signe de deuil après le décès des 6 personnes et de soutien pour les victimes.
D’après nos confrères de Orange Actu Madagascar, à Toliara, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre continuent et un manifestant a été arrêté.
Le député d’Arivonimamo, Antoine Rajerison, a été interpellé.
A lire aussi : Tensions à Madagascar : l’ambassade de France recommande de reporter tout projet de voyage « sauf raison impérative »