Un bilan qui s’alourdit
Selon les chiffres communiqués hier par le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA), six décès ont été confirmés et quatre-vingt-six blessés ont été admis. Ce nombre reste provisoire, car deux autres personnes tuées à Andranoro Ambohibao n’ont pas encore été intégrées au décompte officiel.
Des familles frappées de plein fouet
Parmi les victimes figure l’épouse de Nicolas Rakotonirina, père de quatre enfants. Le couple, de retour du marché de Mahamasina où ils exerçaient comme commerçants, a été surpris par les affrontements près de la voie ferrée. Alors que des tirs retentissaient, la jeune femme a été atteinte mortellement. Transportée en urgence à l’hôpital, elle n’a pas survécu à ses blessures.
Le même soir, à Tanjombato, le frère de Jacquis Solofo Rasamimanana a également perdu la vie. Agé de 22 ans, il s’était rendu sur les lieux pour observer la situation. Vendeur de fruits, il laisse derrière lui une épouse enceinte, réfugiée à Antsirabe.
D’autres drames recensés
Dans la cour de la morgue du CHUJRA, plusieurs familles attendaient encore de reconnaître leurs proches. Parmi les victimes, une personne percutée par une moto lors d’une fuite dans la fumée des pneus brûlés, une autre retrouvée carbonisée dans un commerce incendié à Ankazomanga, et un jeune homme tué par balle à Tanjombato.
Des blessés toujours soignés
Le docteur Mamisoa Judicaël Rakotonaivo, responsable technique adjoint du CHUJRA, a indiqué que les blessés étaient pris en charge en fonction de la gravité de leur état. Le bilan définitif pourrait encore évoluer dans les prochains jours.