Un rappel pour le respect aux droits fondamentaux
Dans un communiqué diffusé samedi, les Nations unies à Madagascar ont exprimé leur inquiétude sur la situation. Elle exhorte les forces de l’ordre à agir avec une grande prudence et un professionnalisme exemplaire. L’ONU rappelle que le maintien de l’ordre public doit impérativement respecter les droits fondamentaux. L’institution encourage les citoyens à exprimer leurs revendications par des moyens pacifiques. Le soutien affiché au gouvernement et au peuple malgache repose sur une conviction : seul un dialogue inclusif peut permettre de sortir de cette crise.
La Commission de l’océan Indien et de l’Union africaine ont pris la parole
La Commission de l’océan Indien (COI) affiche une attention particulière sur l’évolution de la situation. Par la voix de son secrétariat général, elle appelle à l’écoute et à l’apaisement, tout en réaffirmant le respect de la souveraineté des États membres. Pour l’organisation, il est important de préserver la cohésion nationale et la confiance des citoyens est indispensable au développement économique et à la coopération régionale.
Depuis Addis-Abeba, la Commission de l’Union africaine (UA) a fait part de son émoi. Son président, Mahmoud Ali Youssouf, déplore les conséquences socio-économiques de ces troubles. L’UA lance un appel à la retenue. Elle renouvelle son engagement à collaborer avec le gouvernement malgache pour trouver une solution de paix.
Pression diplomatique pour la désescalade
Un groupe de huit ambassades à Antananarivo a diffusé un communiqué commun. Il réunit l’Allemagne, la Corée du Sud, les États-Unis, la France, le Japon, le Royaume-Uni, la Suisse et l’Union européenne. Ces chancelleries somment les responsables politiques de rejeter toute violence et de faire preuve de modération. Cette unanimité internationale accentue la pression diplomatique. Le message est clair : Madagascar doit sortir de l’impasse par le dialogue, non par l’affrontement.
Appel des chefs religieux
Ces préoccupations rejoignent celles des principales confessions religieuses du pays. La Conférence des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), la Conférence des évêques de Madagascar (CEM) et l’Église réformée de Madagascar (FJKM) ont toutes appelé à un retour urgent au calme. Elles ont aussi plaidé pour la relance immédiate des discussions.Ces nombreuses interventions internationales et nationales convergent vers un objectif unique : rétablir la tranquillité.
Source : Lexpress.mg