À l’origine de la contestation, un collectif de jeunes baptisé Gen Z Madagascar, qui dénonce la corruption et l’inefficacité de l’État. Les rassemblements, interdits par les autorités, se sont multipliés dans plusieurs villes, donnant lieu à des violences, des pillages et des incendies de bâtiments liés au pouvoir.
Sous pression, le président Andry Rajoelina a annoncé dans la nuit de ce lundi 29 septembre la dissolution du gouvernement, y compris du Premier ministre Christian Ntsay. Les ministres restent chargés de l’intérim, dans l’attente d’un nouveau cabinet.
« Vos revendications ont été entendues », a déclaré le chef de l’État, tout en refusant d’évoquer sa propre démission. Un couvre-feu nocturne a été décrété pour tenter de rétablir l’ordre. L’ONU accuse les forces de sécurité d’usage excessif de la force. Aucune enquête nationale n’a encore été annoncée, et le bilan officiel du gouvernement reste inconnu.