Un massacre lors de funérailles
Selon les autorités locales, au moins 71 civils ont péri dans la nuit de lundi 8 à mardi 9 septembre lors d’une attaque dans le village de Ntoyo en RDC. Les assaillants ont ciblé une cérémonie funéraire, rapporte Franceinfo. Plusieurs victimes ont été brûlées dans leurs habitations, tandis que d’autres ont été abattues en tentant de fuir. "La plupart des personnes tuées assistaient à des funérailles", a précisé Samuel Kagheni, président de la société civile locale. L’attaque a aussi provoqué l’incendie d’au moins quatorze maisons et fait quatre blessés graves, a ajouté la même source citée par Franceinfo.
Les ADF encore accusés
Les Forces démocratiques alliées sont soupçonnées d’avoir mené cette attaque meurtrière. Affilié au groupe État islamique, ce mouvement armé est actif depuis des années dans la région. Leur stratégie repose sur l’évitement des combats directs avec l’armée. Ils persécutent fréquemment les civils, ce qui accentue la terreur dans les villages reculés du Nord-Kivu.
Une violence persistante malgré les opérations
D’après un décompte récent, plus de 150 personnes ont été tuées par les ADF depuis juillet en Ituri et au Nord-Kivu. Cette recrudescence survient après une période plus calme. L’opération conjointe entre les forces congolaises et l’armée ougandaise, engagée depuis 2021, n’a pas permis d’éradiquer ces attaques. Les rebelles se déplacent dans des zones difficiles d’accès, compliquant l’intervention militaire.
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