Une tragédie provoquée par la surcharge
Un bateau a chaviré sur la rivière Malale dans le district de Borgu, au centre-nord du Nigeria mardi en fin de matinée. Selon les autorités locales, la cause du naufrage serait une surcharge de passagers combinée à une collision avec une souche d’arbre immergée. Le bilan est lourd avec 29 morts, deux disparus et près de 50 rescapés. L’embarcation transportait plus de 80 personnes, dont des hommes, femmes et enfants, rapporte Le Figaro. Tous se rendaient à Dugga, village voisin, pour assister à une cérémonie de condoléances. Les secours restent mobilisés pour retrouver les disparus.
Une route fluviale à haut risque
Des accidents de ce genre se répètent au Nigeria, notamment sur les rivières très empruntées des zones rurales. Les infractions aux règles de sécurité, l’entretien négligé des bateaux et les surcharges fréquentes expliquent en grande partie ces drames. Les victimes du naufrage de la rivière Malale provenaient du village de Tugan Sule. Ils faisaient route vers Gausawa lorsqu’ils ont sombré. Malgré les alertes récurrentes, peu de mesures concrètes sont prises pour renforcer la sécurité fluviale. Les gilets de sauvetage restent trop rares, et les embarcations ne sont pas toujours adaptées aux conditions locales.
Des précédents toujours aussi alarmants
Ce naufrage s’ajoute à une série d’accidents récents. Fin août, un bateau a coulé dans l’État de Sokoto, causant la mort de trois personnes et la disparition de 25 autres. Un mois plus tôt, six jeunes filles ont péri dans le Jigawa, surprises par la nuit et des conditions météorologiques défavorables. En août 2024, 16 agriculteurs ont perdu la vie dans un autre naufrage à Sokoto. Les fleuves restent essentiels au transport rural, mais les risques demeurent élevés. Sans réglementation plus stricte, ces tragédies continueront de se multiplier sur les voies fluviales nigérianes.