Depuis 19h, il n’est plus possible de remplir les carafes au robinet à Saint-André. L’eau ne reviendra que demain à 7h du matin. Dans son restaurant, Gilbert Lebeau est obligé de s’adapter, le lave-vaisselle a été lancé avant la coupure d’eau, mais pendant l’interruption de la fourniture en eau les clients dînent encore, il faut donc faire la vaisselle à la main.
Difficile de travailler à la même cadence, le restaurant est obligé de sacrifier une partie de la clientèle. "On est obligé de réduire la capacité d’accueil. Si on peut recevoir 50 couverts, on est obligé d’en prendre moins", explique le gérant du restaurant.
Des coupures de 12 heures au pire moment. Pour Idris c’est encore plus contraignant, il vend des sushis à la minute. La manipulation du poisson cru requiert plusieurs conditions hygiéniques, sans eau, il doit adapter son rythme de travail. "On met un minuteur, toutes les 15 minutes on enlève les gants pour se laver les mains. À partir du moment où il n’y a plus d’eau, on ne peut plus faire de sushis", indique Idriss Ramsamy-Tevanin, gérant d’un restaurant japonais.
Suite au manque de pluie dans l’Est, le captage du Bras des Lianes perd 50% de sa production, il alimente la commune de Saint-André à hauteur de 50%. Si la pluie ne tombe pas, les conséquences devraient s’aggraver dès ce week-end. "Si on est amené à ne pas avoir de pluie d’ici ce week-end, la situation pourrait évoluer avec des coupures un peu plus prolongées", explique David Rubens, responsable d’exploitation à la CISE Réunion.
Contraints de s’adapter au détriment de leur chiffre d’affaires, potentiellement importants en ce week-end de Dipavali, les restaurateurs de l’Est subissent une fois de plus les effets de la sécheresse.