Tout se joue dans la discrétion. Florence est la fondatrice d’une association de sauvetage d’animaux en zone montagneuse, son équipe intervient dans les terrains les plus difficiles. Aujourd’hui , les bénévoles sont mobilisés pour un jeune chien coincé depuis trois jours dans une ravine. "Je mets en place les cordistes, de la pub s’il faut. Il faut intervenir immédiatement, on ne peut pas les laisser à l’abandon", explique Florence Camier, fondatrice de l’association pour les sauvetages en altitude : au secours des animaux.
Les cordistes prennent le relais, ils évaluent la pente, repèrent où poser les pieds, puis amorcent une descente lente et silencieuse. Lors de cette intervention, la vraie difficulté est de ne pas effrayer l’animal. "APEBA prend contact avec moi, on ne sait jamais où on va et comment on doit s’équiper", indique Farid Merzouki, cordiste bénévole.
En amont de ces opérations, l’APEBA (association pour l’éducation à la bienveillance animale) est un autre maillon essentiel. Les animaux perdus ou errants sont signalés à cette association. Ils relaient ensuite l’information et mobilisent ensuite les équipes capables d’intervenir. "Hier on est passé pour fiabiliser le signalement et on a monté le sauvetage d’aujourd’hui. Cela arrive très fréquemment sur toute l’île", raconte Farah Sornin, bénévole de l’association APEBA.
Sur l’île, où des dizaines de milliers d’animaux errent chaque année, ces opérations se multiplient. Le jeune chien n’a pas pu être sauvé aujourd’hui, mais la détermination reste intacte. Les bénévoles sont prêts à revenir pour sauver l’animal.