L’éruption du volcan de 1977 reste gravée dans la mémoire de toute la population et des gens qui ont perdu leur maison. 30 familles ont perdu leur maison et depuis ces familles sont anéanties. Quand on parle de volcan, c’est douloureux, c’est difficile nous racontent des habitants.
"La coulée de 1977, le souvenir que je garde c’est qu’il a coulé au mois de mars, à Pâques. 24h, 48h le volcan avait déjà coulé, c’est redescendu sur le Piton. C’est là qu’il a tout pris et est parti, pris toutes les maisons et partis ; la gendarmerie et l’église sont restées mais à part ça, la perd tout", se souvient Jules, dit "Pétrole", marmay bois-blanc.
"Mi entend mi sort dehors i cri l’assassin, je suis sorti de la petite église, je regarde en l’air et mi voi volcan i vien, tout le monde a crié, a pleuré. La arrivé la karté comme ça, c’est rentré un bout dedans et après il s’est arrêté. La laiss nou ti l’église. Tout le monde i aime cette petite église c’est ça nout vie", nous raconte à son tour Guy Bironda.
Pour Mélanie Lebon, marmay Piton Sainte-Rose, sinistrée de l’éruption de 1977, c’est un épisode qu’elle n’est pas prête d’oublier.
"J’étais adolescente, on nous dit que le volcan arrive donc il faut sortir de la maison. Les gens de l’armée nous ont donné la main pour nous faire rentrer dans le camion, c’est un détail que je n’oublierai jamais. Toutes les maisons sont parties, la trentaine de maisons, ça fait peur
"Ça fait peur, on est quand même sur le qui-vive, on ne sait jamais ça peut péter à tout moment et quand même j’ai bâti ma maison,, ma vie qui commence à refaire surface, c’est toujours une appréhension qui arrive, c’est des peurs. "