La Réunion a connu en 2005-2006 une épidémie de chikungunya avec 250 000 cas estimés et une séroprévalence indiquant que 38 % de la population avait été infectée. Vingt ans après, en 2025, le territoire a connu une seconde épidémie de grande ampleur, au cours de l’été austral. Au total, 195 800 consultations pour ce motif ont été estimées en médecine de ville, près de 3 000 passages dans un service d’urgence hospitalier ont été enregistrés et 54 250 cas confirmés biologiquement.
Dans ce contexte, disposer d’une estimation de prévalence de la population infectée par le virus constituait un élément clé afin d’anticiper d’éventuelles résurgences épidémiques et les mesures de gestion à mettre en place. Ainsi, l’ARS de La Réunion a saisi Santé publique France en juillet 2025 pour mener une étude de séroprévalence du chikungunya sur l’île afin de connaître le niveau d’immunité de la population réunionnaise avant la période propice à une nouvelle circulation virale au cours de l’été austral 2026.
Les points clés :
- 66 % de la population réunionnaise présente des anticorps contre le chikungunya, indiquant une immunité significative mais partielle.
- Variations géographiques selon les arrondissements préfectoraux : Ouest 74,3 %, Sud 68,5 %, Est 59,8 %, Nord 58,1 %.
- Ces résultats suggèrent que le risque d’une épidémie majeure est limité, mais que certaines zones restent plus vulnérables.