La France dans la tourmente politique. Après le rejet du vote de confiance et la chute du gouvernement, l’exécutif se retrouve face à une équation délicate. Comment gouverner sans majorité ? Quatre scénarios sont aujourd’hui sur la table.
Emmanuel Macron pourrait nommer une nouvelle personnalité à Matignon, issue de son camp ou d’un autre. Un membre du Parti socialiste est pressenti, mais sans majorité stable à l’Assemblée nationale, le risque d’un nouveau blocage est élevé. "J’ai toujours soutenu Olivier Faure, mais je ne suis que député, c’est le Président de la République fera le choix. Espérons que cette fois il fera le bon choix", indique Philippe Naillet, député socialiste de la 1re circonscription.
Autre option, dissoudre l’Assemblée et convoquer des élections anticipées. "La France est difficilement gouvernable, il est possible que la dissolution soit la solution", réagit Stéphane Fouassin, sénateur.
Troisième scénario, extrême, la démission d’Emmanuel Macron. Selon un sondage, 49% des Français y seraient favorables. "S’il aime vraiment son pays, s’il prend en conscience des difficultés économiques et politiques du pays, il démissionne, il remet la balle au centre et il propose aux Français d’élire un nouveau président ou une nouvelle présidente de la République", estime Joseph Rivière, député Rassemblement national de la 3e circonscription.
"Le vote des Français et des Départements d’outre-mer a été clairement contre la politique menée actuellement par François Bayrou et par Michel Barnier auparavant. Dissolution ou démission, c’est au principal intéressé qu’il faut poser la question", explique Frédéric Maillot, député du groupe gauche démocrate républicaine de la 6e circonscription.
Enfin, dernière solution, une proposition plus pragmatique. Gabriel Attal, ancien Premier ministre, suggère de nommer un négociateur pour trouver un accord. "Je propose que le président de la République désigne un négociateur, en actant dès le départ qu’il ne sera pas Premier ministre. Il serait chargé de réunir pendant trois à quatre semaines, l’ensemble des chefs de partis représentés à l’Assemblée 24h/24 et 7j/7 pour s’entendre sur un compromis budgétaire".
Entre blocage institutionnel et impatience populaire, l’avenir politique d’Emmanuel Macron reste plus incertain que jamais.