Ce lundi, François Bayrou a prononcé son discours de politique générale. Pendant de longues minutes, François Bayrou a tenté de convaincre, se comparant à un capitaine de navire face à une voie d’eau. Il a notamment décrit la dette comme une "silencieuse et invisible hémorragie".
Sans grande de surprise, l’ensemble de nos sept députés n’accordent pas leur confiance au Premier ministre. Perceval Gaillard, député de la 7e circonscription était en direct dans le journal de 19h d’Antenne Réunion. "On sent que c’est un moment historique, le Premier ministre n’a pas été à la hauteur. Durant son discours il n’a fait aucune concession, aucune annonce, il a ressassé toujours la même chose. Tout le monde a compris que le gouvernement Bayrou c’est fini et tout le monde se projette déjà dans l’après avec une pression énorme sur le président de la République. Le problème est à l’Élysée et pas forcément à l’Assemblée".
Notre pays n’a pas trop la culture de la coalition, si un Premier ministre socialiste était nommé, seriez-vous ouvert à des discussions ?
"On voit bien qu’Emmanuel Macron ne va pas dans ce sens-là. La question n’est pas celle de l’étiquette, mais celle de la politique menée. Si c’est un Premier ministre qui va mener la politique d’Emmanuel Macron, évidemment qu’on ne soutiendra pas ça".
Vous réclamez le départ d’Emmanuel Macron à travers une motion de destitution. La mission est quasiment impossible, en quoi une présidentielle amènerait une majorité ?
"Malheureusement sommes obligés de passer par une présidentielle pour peut-être avoir une majorité derrière. C’est la seule solution pour essayer de trancher les grands débats. On a bien vu que les législatives n’ont fait qu’amplifier la fragmentation", conclut Perceval Gaillard.
S’il n’obtient pas la confiance, François Bayrou présentera sa démission ce mardi au chef de l’État.