Une jeunesse divisée sur la question de l’antisémitisme
L’enquête de l’Ifop, dévoilée par le Conseil représentatif des institutions juives de France et relayée par CNEWS, montre un résultat particulièrement inquiétant. Parmi les 18-24 ans interrogés, 31 % considèrent qu’ « il serait légitime de s’en prendre aux Français juifs en lien avec le conflit à Gaza ». Cette opinion dépasse le simple désaccord politique et démontre une montée préoccupante de l’antisémitisme chez une partie de la jeunesse.
À l’échelle nationale, 19 % des sondés partagent cette idée. Ces chiffres montrent une inquiétante confusion entre une politique étrangère et une communauté de citoyens., alimentant tensions et discours hostiles.
Une menace perçue pour toute la société
La grande majorité des Français, soit 68 %, perçoivent d’ailleurs ces actes comme une menace sérieuse non seulement pour les Français de confession juive, mais aussi pour l’ensemble de la société. Cette sensation déclenche une inquiétude collective face à la banalisation de la haine. Le Crif alerte d’ailleurs sur cette évolution, estimant que le contexte international occulte les enjeux nationaux liés à la lutte contre le racisme et les discriminations.
Cette vigilance partagée par une majorité d’enquêtés reflète un attachement à la cohésion nationale et au respect des valeurs républicaines.
Reconnaissance de la Palestine : des avis contrastés
Un autre volet de cette enquête Ifop est orienté vers la reconnaissance de Palestine. Le président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué qu’il souhaitait y procéder lors de l’Assemblée générale des Nations unies ce mois de septembre 2025. Pourtant, l’opinion publique se montre prudente : 71 % des Français estiment que cette décision doit attendre la libération des otages israéliens retenus à Gaza par le Hamas.
Dans le détail, 38 % souhaitent que cette reconnaissance intervienne après la libération des otages, tandis que 33 % préfèrent repousser toute décision à plus long terme. Seuls 29 % soutiennent une reconnaissance immédiate. Ce taux grimpe à 78 % chez les sympathisants de la gauche insoumise, révélant un fort clivage politique sur ce sujet sensible.