Qu’est-ce que le sepsis ?
Le sepsis survient lorsque le système immunitaire réagit de manière excessive à une infection bactérienne, virale, fongique ou parasitaire. Cette réaction entraîne une inflammation massive qui perturbe le fonctionnement des organes. Dans les cas graves, le patient peut développer un choc septique et une défaillance multiviscérale.
Populations à risque
Selon l’Institut Pasteur, entre 250.000 et 300.000 personnes sont touchées chaque année en France. Le taux de mortalité à l’hôpital est de 25 %, mais peut atteindre 50 % en cas de choc septique. Chaque année, le sepsis cause environ 57.000 décès.
Tout le monde peut être affecté, mais certaines personnes sont plus vulnérables : les personnes âgées, celles qui ont un système immunitaire affaibli, les patients atteints de maladies chroniques, ainsi que les femmes enceintes, les jeunes mères et les nouveau-nés.
Une maladie méconnue
Malgré sa gravité, le sepsis reste peu connu du grand public et encore mal appréhendé par certains professionnels de santé. Détecter les premiers symptômes – fièvre, accélération du rythme cardiaque et respiratoire, confusion ou douleurs – permet d’agir rapidement et d’améliorer les chances de survie.
La résistance aux antibiotiques complique le traitement. Certains survivants conservent des séquelles à long terme, comme des troubles cognitifs ou une fatigue persistante. En février, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié ses premières recommandations pour sensibiliser professionnels et citoyens à la prévention et à la prise en charge du sepsis.
Source : Pourquoidocteur.fr