Un sommet de naissances en plein été
Entre 2015 et 2024, l’Insee enregistre un pic le 20 juillet avec environ 2 210 naissances. Cette date dépasse de 9 % la moyenne annuelle estimée à 2 030. En remontant la durée médiane d’une grossesse, évaluée à 264 jours, les chercheurs situent la majorité des conceptions le 29 octobre, rapporte 20 Minutes. Cette approche statistique permet de révéler des habitudes collectives, souvent ignorées, derrière des événements intimes.
Les congés, un facteur clé des conceptions
L’Insee attribue ce pic d’automne à l’effet des vacances scolaires. Les couples disposent alors de plus de temps et de détente. D’autres pics apparaissent après les congés de Noël, d’hiver et d’été. À l’inverse, le 25 décembre reste le jour le moins fécond, avec seulement 1 600 naissances. Cette faible activité s’explique par la rareté des accouchements programmés durant les jours fériés. Ainsi, le calendrier scolaire influence largement les pics de naissances, bien plus que les traditions ou les événements culturels.
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Une natalité en déclin malgré les pics
Ces hausses ponctuelles ne masquent pas la tendance générale à la baisse. En 2024, la France a enregistré environ 660 800 naissances, un niveau historiquement bas. Entre janvier et juillet 2025, les naissances quotidiennes ont encore reculé de 2 % par rapport à 2024. Les démographes y voient un signal préoccupant pour l’avenir. Même si certains jours concentrent de nombreuses conceptions, la dynamique globale reste orientée à la baisse, signe d’un profond changement sociétal qui touche durablement la fécondité française.