Une progression sans précédent dans l’Hexagone
Les autorités sanitaires ont comptabilisé 382 cas autochtones de chikungunya depuis début mai en France métropolitaine, dont 81 en une semaine. L’ampleur marque un tournant dans la gestion de cette maladie tropicale. Un premier cas a été signalé à Paris, déclenchant immédiatement une opération de démoustication. Ces foyers témoignent d’une circulation active du virus transmis par le moustique tigre, vecteur de fièvres et de douleurs articulaires. Si certains épisodes sont clos, l’été 2025 s’impose comme une période historique pour cette infection rarement observée à un tel niveau en métropole.
Le rôle du moustique tigre et du climat
Le moustique tigre, désormais implanté dans 81 départements, favorise l’expansion du chikungunya, rapporte Le Figaro. Cette installation récente s’explique par le réchauffement climatique et l’intensification des échanges internationaux. L’épidémie actuelle s’inscrit aussi dans la continuité d’une flambée observée à La Réunion et dans l’océan Indien. Les cas importés introduits en métropole ont contribué à alimenter les foyers locaux. Avec la persistance d’infections dans les zones touristiques, Santé publique France alerte sur le risque d’émergence de foyers secondaires ailleurs.
D’autres maladies sous surveillance renforcée
Le chikungunya n’est pas la seule préoccupation. La dengue connaît onze foyers actifs avec 21 cas recensés, bien en dessous du record de 2024. La fièvre West Nile progresse aussi, transmise par le moustique commun, avec déjà 23 cas autochtones confirmés. Depuis mai, près de 966 cas importés de chikungunya, 894 de dengue et 7 de Zika ont été dénombrés. Les chercheurs alertent : ces virus pourraient s’ancrer durablement en Europe. Le changement climatique, l’urbanisation et l’intensification des déplacements créent un environnement favorable à la propagation du moustique tigre.
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