Un bilan provisoire dressé dès la matinée
Le ministre de l’Intérieur a annoncé près de 200 interpellations, dont 132 à Paris et en petite couronne durant le mouvement du 10 septembre. Selon lui, une cinquantaine de déblocages ont également eu lieu, visant des axes routiers et des dépôts de transport. D’après Le Figaro, les premières actions ont commencé dès l’aube dans plusieurs régions. Bruno Retailleau a dénoncé ces blocages, rappelant notamment l’incendie d’un bus à Rennes et un sabotage constaté sur une ligne SNCF reliant Toulouse et Auch.
Des actions imputées à l’ultragauche
Pour le ministre démissionnaire, cette mobilisation ne peut être qualifiée de citoyenne. « Elle a été détournée, captée, confisquée par la mouvance de l’extrême et de l’ultragauche, appuyée par le mouvement des Insoumis. C’est très clair, notamment dans les modalités et les modes opératoires. », a déclaré Bruno Retailleau. Ces groupes auraient cherché à perturber le fonctionnement des transports et à bloquer la circulation. Selon lui, les participants appartiennent à des réseaux aguerris qui privilégient les coups de force.
Des individus préparés et organisés
La préfecture de police de Paris confirme que la majorité des interpellations a eu lieu dans la capitale et ses alentours. Bruno Retailleau évoque la présence de militants expérimentés, habillés de noir et cagoulés, rappelant les pratiques des mouvances radicales. Il redoute une intensification des actions dans la journée, avec des opérations ciblées et soudaines. Cette situation renforce la vigilance des forces de l’ordre, mobilisées pour rétablir la circulation et limiter l’ampleur des blocages.
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