Un nombre de manifestants contrasté
Près de 250 000 manifestants ont répondu à l’appel du mouvement "Bloquons tout" le mercredi 10 septembre, tandis que le ministère de l’Intérieur en a recensé 197 000. Pour la confédération syndicale, cette forte mobilisation traduit une exaspération sociale grandissante face aux politiques gouvernementales. Plusieurs secteurs publics, comme la santé, les finances et les transports, ont été largement touchés. Des sites emblématiques tels que le Louvre ou Versailles ont partiellement fermé. Près d’un millier d’appels à la grève ont été recensés, confirmant l’ampleur de l’action.
De multiples actions, tension palpable
Les manifestations ne se sont pas limitées aux cortèges. Des blocages routiers et des perturbations dans les transports ont marqué de nombreuses villes. D’après l’Union syndicale lycéenne, des actions ont été menées dans 150 lycées. De son côté, le ministère de l’Éducation nationale parle d’une centaine d’établissements perturbés et 27 bloqués. La situation a parfois dégénéré, notamment à Paris, Rennes et Nantes, où des affrontements ont éclaté. À Rennes, un bus a été incendié sur la rocade. Au total, le ministère de l’Intérieur fait état de plus de 500 interpellations dans tout le pays.
Un rendez-vous déjà pris pour la suite...
Dans un climat tendu, huit syndicats majeurs ont appelé à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 18 septembre. Ils veulent accentuer la pression pour obtenir un changement profond des politiques sociales. Conscients que cette mobilisation sera un moment clé dans le rapport de force à venir, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires préparent activement ce prochain rendez-vous.
Sources : Franceinfo, France 24
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