Trois dispositifs pour accompagner les parcours
Le gouvernement a publié, le 6 septembre 2025, un décret qui instaure de nouvelles aides à la mobilité destinées aux ultramarins. Annoncées lors du Comité interministériel des Outre-mer (CIOM) en juillet 2023, ces mesures entrent désormais en vigueur. Le premier outil est le Passeport pour le retour. Il s’adresse aux ultramarins établis dans l’Hexagone qui souhaitent revenir durablement dans leur territoire d’origine. Pour en bénéficier, le demandeur doit présenter un contrat de travail, un projet de création ou de reprise d’entreprise. L’aide comprend la prise en charge du transport et une allocation couvrant les frais d’installation.
Des dispositifs dédiés aux salariés et aux jeunes entreprises
Le second dispositif est le Passeport pour la mobilité des actifs salariés. Il permet aux ultramarins d’accéder à une formation professionnelle qui n’existe pas localement. Cette aide complète les financements proposés par les opérateurs de compétences (OPCO). Le troisième est le Passeport pour la mobilité des entreprises innovantes. Il soutient les jeunes structures qui doivent effectuer des déplacements indispensables au développement de leurs activités.
Des aides pensées pour renforcer les territoires
Selon le ministère des Outre-mer, ces nouveaux dispositifs ont pour finalité de favoriser l’emploi, la formation et l’entrepreneuriat. En facilitant le retour, la montée en compétences et la croissance des entreprises, le gouvernement entend dynamiser la création de valeur dans les territoires ultramarins.
Un accompagnement renforcé pour les étudiants
Le décret introduit également un programme de mentorat pour les étudiants ultramarins en mobilité. Ce soutien concerne en particulier ceux de première année qui souhaitent un accompagnement personnalisé. Il s’ajoute au passeport pour la mobilité des études déjà existant. Par ailleurs, les mesures adoptées en 2023 continuent de s’appliquer : financement intégral des aides, ajout d’un aller-retour la première année, et relèvement de l’âge limite de 26 à 28 ans.
Des ajustements pour les aides existantes
Le texte prévoit aussi des améliorations aux dispositifs en place. Le champ des formations accessibles via le passeport pour la mobilité de la formation professionnelle est élargi. Cette évolution doit permettre aux demandeurs d’emploi d’accéder à davantage de formations non disponibles dans leur territoire.
Source : Lejournaldemayotte.yt