Une épidémie ralentie mais toujours menaçante
À Mayotte, la vague de chikungunya observée entre mai et juillet s’est affaiblie, mais la menace reste réelle, rapporte Le Journal de Mayotte. Depuis août, l’ARS ne classe plus l’île en phase épidémique, pourtant le virus circule encore discrètement. Or, l’arrivée de la saison des pluies pourrait créer des conditions favorables à une reprise des transmissions. En effet, la densité des moustiques augmente traditionnellement à cette période, ce qui amplifie le risque d’un nouvel épisode. Depuis janvier, plus de 1 200 cas confirmés et plusieurs dizaines d’hospitalisations ont été recensés, même si aucun décès n’a été signalé localement.
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Des moyens renforcés face au risque de reprise
Ainsi, les équipes anti-vectorielles poursuivent leurs actions auprès des foyers identifiés en détruisant systématiquement les gîtes larvaires. L’ARS a également acquis de nouveaux équipements, comme un nébulisateur diffusant des insecticides sur de larges zones, pour améliorer la lutte. Parallèlement, les capacités de dépistage ont été élargies grâce à des partenariats avec des laboratoires locaux, réduisant les délais d’analyse. Toutefois, la faible consultation des malades limite encore l’efficacité du suivi. Enfin, les autorités appellent la population à contribuer activement, notamment en éliminant l’eau stagnante et en consultant dès les premiers symptômes pour éviter une reprise incontrôlée.
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