Des écoliers pris dans une opération de dispersion
Plusieurs élèves ont été exposés à des gaz lacrymogènes lancés par les forces de l’ordre lundi à Anosibe. Les agents tentaient de disperser des manifestants dans ce quartier populaire d’Antananarivo. L’air a aussitôt provoqué toux, pleurs et malaises chez les enfants. Certains ont été désorientés par la fumée dense qui envahissait la route menant à leur établissement, relate le journal L’Express de Madagascar.
Parents et enseignants mobilisés
La peur s’est rapidement installée. Les explosions et les cris ont bouleversé les jeunes témoins de la scène. Prévenus par les enseignants, de nombreux parents se sont précipités vers l’école. Leur priorité était de retrouver leurs enfants et de vérifier leur état de santé. Certains élèves ont été conduits dans des centres de soins pour observation.
L’alerte de l’Unicef et la réaction des autorités
L’Unicef a aussitôt réagi et a réaffirmé l’importance de protéger les enfants lors de troubles publics. "La sécurité des enfants doit rester une priorité absolue", a rappelé l’organisation onusienne. Dans la foulée, la direction régionale de l’Éducation nationale à Analamanga a annoncé la suspension temporaire des cours du préscolaire et du primaire. Cet incident relance le débat sur la sécurité des établissements situés dans les zones sensibles de la capitale alors que la manifestation populaire contre le pouvoir se poursuit.
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