Un vol confirmé par le ministère
Ce vendredi 19 septembre, le ministère de l’Intérieur britannique a confirmé le décollage d’un nouvel avion en direction de la France. À bord se trouvait un ressortissant érythréen dont l’expulsion avait été autorisée la veille par la Haute Cour de Londres. L’homme avait traversé la Manche début août. Son transfert a été effectué via un vol commercial Air France, selon les informations partagées par les médias britanniques et relayées par Le Figaro.
Une décision judiciaire récente
La veille, la Haute Cour de Londres avait autorisé l’expulsion de ce ressortissant érythréen, après avoir suspendu mardi celle d’un autre migrant de la même nationalité. Jeudi, un premier migrant, de nationalité indienne, avait déjà été renvoyé. Le gouvernement britannique a indiqué vouloir faire appel de la décision de suspension et envisage de revoir la législation sur l’esclavage moderne pour éviter les recours abusifs.
Objectif : réduire les traversées
Cet accord franco-britannique repose sur le principe du "un pour un" : chaque migrant renvoyé en France correspond à l’arrivée d’un migrant accepté par le Royaume-Uni depuis la France. Le gouvernement britannique espère ainsi décourager les traversées de la Manche, qui atteignent un record en 2024 avec plus de 31 000 arrivées depuis janvier.
Pression politique et contestations
Keir Starmer, Premier ministre travailliste, s’est félicité du lancement de ces premiers renvois. Il promet d’intensifier le processus malgré les critiques des ONG, qui dénoncent les conséquences humaines de ces expulsions. Selon The Guardian, 92 migrants étaient encore détenus cette semaine en attente de transfert.