Une frappe qui bouleverse le processus de paix
Mardi 9 septembre, une frappe israélienne a ciblé des responsables du Hamas réunis à Doha pour discuter d’une proposition de cessez-le-feu à Gaza. L’attaque a fait six morts, dont cinq membres du mouvement et un agent de sécurité qatari. Le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdulrahman Al-Thani, a qualifié cet acte de "terrorisme d’État". Il a déclaré à la chaîne américaine CNN que cela a "tué tout espoir" pour les otages palestiniens toujours détenus dans l’enclave.
Les familles retenues dans la bande de Gaza comptaient sur la médiation qatarie pour assurer leur libération. Face à cette situation, Doha a fait savoir qu’elle pourrait "réévaluer tout" concernant son rôle dans les négociations entre Israël et le Hamas, mettant ainsi en suspens un processus jugé crucial pour limiter l’escalade dans la région.
Tensions croissantes, réactions internationales
Cette attaque a suscité des condamnations internationales. Les États-Unis ont exprimé leur mécontentement, tandis que le Royaume-Uni, la Russie et la Chine ont critiqué Israël pour avoir violé la souveraineté du Qatar. Mohammed ben Abdulrahmane Al-Thani a publiquement condamné l’action, exigeant que le Premier ministre israélien soit traduit en justice.
Israël, de son côté, a justifié l’attaque en accusant le Qatar d’héberger des membres du Hamas. Benyamin Netanyahou a averti que d’autres actions similaires pourraient suivre si le Qatar ne prenait pas de mesures sur ces personnes. Cette escalade de tensions complique davantage les perspectives de paix dans la région.
Sources : TF1, Le Monde
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