Manifestations sanglantes et bilan dramatique
Depuis plusieurs jours, la colère gronde au Népal. Les manifestations débutées après le blocage des réseaux sociaux se sont transformées en émeutes meurtrières. La police a tiré à balles réelles, causant 19 morts selon les autorités citées par 20 Minutes. La démission du Premier ministre KP Sharma Oli n’a pas suffi à calmer la rue. En réaction, des manifestants en furie ont incendié le Parlement à Katmandou. La crise politique a pris une tournure inquiétante, laissant craindre une spirale incontrôlable de violence et d’instabilité dans le pays himalayen.
Attaques contre des symboles politiques
Malgré le couvre-feu instauré, de nombreux jeunes ont affronté les forces de sécurité toute la journée. Des bâtiments publics et résidences officielles ont été pris pour cibles. Le domicile du Premier ministre a lui aussi été incendié par des protestataires. Certains groupes ont même saisi des armes appartenant aux policiers affectés à la protection des institutions. La contestation s’est intensifiée avec des drapeaux brandis au milieu des canons à eau. La capitale vit désormais au rythme de destructions, dans une atmosphère tendue et explosive.
Appels internationaux à la retenue
Face à l’escalade, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé son inquiétude et réclamé un dialogue urgent. De son côté, le président népalais Ramchandra Paudel a exhorté la population à rechercher une issue pacifique. L’Inde voisine a soutenu ce message, rappelant l’importance de la stabilité régionale. Balendra Shah, maire de Katmandou, a invité la jeunesse à s’impliquer dans la transition politique. Pourtant, l’avenir demeure incertain. La succession des démissions au sommet de l’État illustre la fragilité d’un système déjà profondément ébranlé.