Selon ces experts en droit international, la responsabilité incombe directement à l’État d’Israël. Trois responsables sont cités nommément : le Premier ministre Benjamin Nétanyahou, l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant et le président Isaac Herzog.
Des faits qualifiés de génocide
La présidente de la commission, Navi Pillay, s’appuie sur la Convention de 1948 pour la prévention du génocide. Elle estime qu’Israël est coupable de quatre des cinq catégories prévues : meurtres de membres du groupe, atteintes graves à leur intégrité physique ou mentale, conditions de vie destinées à provoquer leur destruction totale ou partielle, et mesures visant à empêcher les naissances. Pour la commission, ces actes démontrent l’intention de détruire le groupe palestinien, en tout ou partie.
Israël rejette les accusations
Les autorités israéliennes ont immédiatement qualifié ces accusations d’inacceptables et infondées. Le rapport a été publié le même jour que le lancement de l’opération terrestre de Tsahal dans la ville de Gaza. Le gouvernement israélien affirme que ses actions visent uniquement les groupes armés responsables des attaques du 7 octobre, et non les civils. Il accuse la commission d’adopter une approche biaisée et de nuire à sa légitimité internationale.
Source : Franceinfo