Une transition politique sous tension
Au Népal, un exécutif provisoire vient d’être constitué après les émeutes meurtrières qui ont provoqué la chute de KP Sharma Oli. La nouvelle cheffe du gouvernement, Sushila Karki, ex-magistrate de la Cour suprême, doit conduire le pays jusqu’aux élections législatives prévues en mars 2026. Trois personnalités aux profils variés ont rejoint son équipe : Kulman Ghisang, ancien responsable du secteur énergétique, dirigera les infrastructures, les transports et l’aménagement urbain ; Rameshwor Khanal, économiste reconnu, prendra en charge les finances ; et Om Prakash Aryal, avocat spécialisé en droits humains, supervisera la justice et les affaires parlementaires.
Une contestation portée par la jeunesse
Ces nominations s’inscrivent dans un climat social explosif. Plus de 70 morts et des centaines de blessés ont été recensés lors des affrontements récents à Katmandou. Les protestations, menées par des jeunes dénonçant la corruption, le népotisme et la censure numérique, ont conduit à l’incendie de bâtiments officiels. La colère s’explique aussi par le chômage massif touchant les 15-24 ans et les écarts de richesse, alors que la majorité des travailleurs survivent dans l’économie informelle.
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Sources : 7sur7.be, France 24