Une disparition massive signalée en Floride
Ces personnes étaient enfermées depuis juillet dans le centre de rétention pour migrants de Floride, rapidement surnommé « Alligator Alcatraz ». L’établissement, inauguré par Donald Trump, est critiqué depuis son ouverture pour ses conditions jugées inhumaines. Contrairement à d’autres structures, il dépend directement de l’État de Floride, ce qui explique en partie l’absence de traçabilité dans les bases de données fédérales. Les autorités locales ne disposent par ailleurs d’aucun outil permettant de suivre les personnes incarcérées sur le site.
Un établissement au cœur de la controverse
L’ouverture du centre avait provoqué une vague d’indignation, notamment à cause de sa localisation. Installé en plein marécage infesté d’alligators, de crocodiles et de serpents, le site impose des conditions de vie extrêmes, avec des températures ressenties proches de 36 °C. Les témoignages évoquent des détenus logés dans des tentes grillagées, peu protégées contre la chaleur et les intempéries.
Fin août, la population carcérale avait pourtant fortement baissé, passant sous la barre des 400 personnes. Cette réduction faisait suite à une décision de justice du 21 août ordonnant la fermeture du centre. Une cour d’appel est toutefois revenue sur ce jugement, permettant à la structure de poursuivre ses activités.
Expulsions ou disparitions administratives ?
Si une partie des disparus figure peut-être encore dans l’établissement, d’autres auraient pu être expulsés. Pourtant, selon des documents obtenus par la presse, la majorité des migrants n’avaient pas reçu de décision définitive de renvoi avant leur entrée à « Alligator Alcatraz ». Certains choisiraient volontairement l’expulsion pour échapper à des conditions de détention particulièrement dures. Cette incertitude alimente les inquiétudes des associations et des familles.
Les critiques des ONG et la pression internationale
Des organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International, ont dénoncé à plusieurs reprises l’état du centre. Elles pointent un manque d’accès à l’eau potable, à des produits d’hygiène élémentaires et à des soins médicaux adaptés.
Les visites d’avocats seraient trop rares et l’information juridique quasi inexistante, limitant la possibilité de contester la détention. France 24 a rapporté que l’isolement géographique et les conditions psychologiques aggravent encore la vulnérabilité des migrants. Ces critiques renforcent la pression sur l’administration américaine, accusée d’imposer une politique migratoire brutale et de négliger les droits fondamentaux des personnes détenues.
Source : RTL