Jugé coupable et condamné à 27 ans d’emprisonnement
L’ancien président du Brésil, Jair Bolsonaro, a été condamné jeudi à une peine de 27 ans et trois mois de prison. La justice l’a reconnu coupable de tentative de coup d’État, pour avoir cherché à empêcher le retour au pouvoir de Luiz Inácio Lula da Silva. Il a également été déclaré coupable de complot, de participation à une organisation criminelle armée et de dégradation de biens publics. Bolsonaro comparaissait aux côtés de sept anciens collaborateurs, dont plusieurs ex-ministres et généraux.
Un procès inédit dans l’histoire du Brésil
Ce procès historique, ouvert le 2 septembre, est une première dans le pays. "Jamais un président brésilien n’avait été jugé ni condamné pour de tels faits", rappelle Marine Resse, correspondante de France 24 à Rio de Janeiro. Actuellement assigné à résidence, Jair Bolsonaro a toutefois la possibilité de faire appel. Quoi qu’il en soit, ce verdict marque une étape importante dans la défense des institutions démocratiques brésiliennes face aux menaces de déstabilisation.
Réactions politiques et tensions sociales
La condamnation de Jair Bolsonaro suscite de vives réactions au Brésil. Alors qu’une partie des citoyens considère ce verdict comme une avancée majeure pour la démocratie et le respect des institutions, d’autres dénoncent un procès à coloration politique, qui renforce les clivages nationaux. Des manifestations de soutien à l’ancien président d’extrême droite ont eu lieu dans plusieurs villes, alors que les autorités appellent au calme et au respect des décisions judiciaires. Sur la scène internationale, cette affaire suscite une attention particulière des gouvernements et des observateurs, même si aucune réaction officielle n’a encore été formulée.
Sources : Franceinfo, RTL