Blessure longtemps ignorée
En 2017, un Tanzanien de 44 ans a été poignardé à plusieurs reprises lors d’une altercation. Pris en charge dans un centre de soins local, il n’a pas bénéficié d’examens radiologiques. Sa plaie a été suturée et s’est refermée. Pendant huit ans, il a continué sa vie normalement. Ce n’est qu’après l’apparition d’un écoulement purulent de son mamelon droit qu’un scanner a révélé la présence d’un objet métallique entre ses côtes. Il s’agissait d’une lame de couteau, logée près de son cœur.
Une intervention chirurgicale capitale
Les chirurgiens de l’hôpital de Dar es Salaam (Tanzanie) ont réalisé une thoracotomie pour extraire la lame et nettoyer la cavité thoracique. L’opération a permis de drainer le pus et d’enlever les tissus nécrosés. Le patient est sorti de l’hôpital environ 10 jours après l’intervention, sans complications majeures. Les médecins ont souligné le caractère exceptionnel de ce cas, car la lame aurait été encapsulée par l’organisme.
L’importance des examens approfondis après une agression
Le cas de ce patient montre les limites des prises en charge sans imagerie. Les professionnels rappellent pourtant qu’après une blessure par arme blanche, un bilan radiologique est important même sans symptômes inquiétants. Ils appellent aussi à la vigilance en cas de signes persistants, même discrets (écoulement, douleur intermittente).
Sources : 20 Minutes, La Dépêche