Un secteur très fructueux
Selon les renseignements inscrits dans la revue The Lancet, ces aliments représentent un chiffre d’affaires mondial de 1 900 milliards de dollars par an, un marché lucratif dans l’agroalimentaire. Mathilde Touvier, Mélissa Mialon et Bernard Srour, issus de l’Inserm et de l’Inrae, ont contribué à l’étude.
Des effets confirmés par les études internationales
D’après les déclarations de Mathilde Touvier dans une interview exclusive donnée à TF1 INFO, les auteurs se sont basés sur la classification Nova pour définir les produits enrichis en additifs non traditionnels. Plus de 90 études établissent un lien entre forte consommation et hausse du risque de maladies chroniques. Les données pointent un impact sur le diabète, l’obésité ou encore les pathologies cardiovasculaires.
Des recommandations destinées aux pouvoirs publics
La chercheuse française a expliqué que les experts proposent notamment d’indiquer clairement le caractère ultratransformé, via un étiquetage noir. Ils appellent aussi à interdire ces produits dans les écoles et hôpitaux. Les spécialistes demandent enfin une régulation du marketing, évoquant des pratiques comparées à celles utilisées par l’industrie du tabac pour cibler les plus jeunes.
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