La 77ᵉ cérémonie des Emmy Awards, dimanche à Los Angeles, a mis en avant des séries qui interrogent notre société. Entre performances marquantes et thèmes de société, les lauréats ont provoqué discussions et admiration, révélant des productions audacieuses et de jeunes talents.
Huit trophées pour la mini-série "Adolescence"
La série britannique "Adolescence" s’est imposée en raflant huit trophées, dont celui de la meilleure mini-série. Suivant un adolescent de 13 ans accusé du meurtre d’une camarade, la production explore l’impact des réseaux sociaux. Erin Doherty et Owen Cooper ont été récompensés pour leurs seconds rôles. Cooper est le plus jeune acteur à recevoir un Emmy. Stephen Graham, son père à l’écran, a décroché le prix du meilleur acteur. La série a été aussi saluée pour sa réalisation et son scénario, suscitant de vifs débats sur les jeunes et les médias.
"The Studio" et la satire d’Hollywood
La comédie satirique "The Studio", diffusée sur Apple TV+, a battu un record en remportant 13 prix dans sa première saison. Seth Rogen, co-créateur et acteur principal, a été élu meilleur acteur pour son interprétation d’un directeur maladroit. La série mêle humour et critique des coulisses d’Hollywood, révélant hypocrisies et anxiétés des studios. Par ailleurs, "Hacks" a été honorée : Jean Smart meilleure actrice et Hannah Einbider meilleur second rôle féminin.
"The Pitt", meilleure série dramatique
Sacrée meilleure série dramatique, "The Pitt" suit une garde unique de quinze épisodes dans un hôpital de Pittsburgh. Noah Wyle a reçu le prix du meilleur acteur pour son rôle de chef des urgences dévoué, tandis que Katherine LaNasa a été récompensée meilleur second rôle féminin. La série aborde des enjeux de société majeurs, du droit à l’avortement aux violences de masse, offrant un rythme immersif et haletant. Elle devance "Severance", avec laquelle Britt Lower a décroché le prix de la meilleure actrice pour sa deuxième saison.
Sources : Le Monde, Franceinfo