Une initiative portée par Film Workers for Palestine
La tribune, signée par des figures comme Olivia Colman, Javier Bardem, Mark Ruffalo ou Tilda Swinton, appelle à rompre toute collaboration avec des institutions cinématographiques israéliennes tenues pour complices. Comme le rapporte Le Figaro, le collectif Film Workers for Palestine s’inspire du boycott culturel mené contre l’Afrique du Sud durant l’apartheid, à travers le mouvement Filmmakers United Against Apartheid.
Des institutions directement ciblées
Les signataires citent notamment le Festival du film de Jérusalem et le festival de documentaires Docaviv, accusés de coopérer avec le gouvernement israélien. Selon eux, la majorité des structures israéliennes du cinéma ne reconnaissent pas les droits fondamentaux des Palestiniens. Ils précisent toutefois que certaines institutions échappent à cette complicité, sans donner de noms.
La lettre, également signée par Yorgos Lanthimos, Ava DuVernay, Riz Ahmed et Josh O’Connor, affirme répondre à l’appel lancé par des cinéastes palestiniens. Les auteurs ont précisé : ce boycott vise les institutions et non les individus israéliens.
Une série de pétitions dans le monde de la culture
Depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la riposte israélienne à Gaza, plusieurs appels similaires ont circulé. Fin août, des réalisateurs italiens regroupés sous le nom de ’Venice4Palestine’ avaient pressé la Mostra de Venise de condamner la politique israélienne. En mai, à Cannes, 900 personnalités, dont Juliette Binoche, Pedro Almodóvar et Joaquin Phoenix, avaient déjà signé une pétition qui critiquait le "silence" de l’industrie face au drame gazaoui.