La tendance est à la baisse partout. L’ensemble des ressources superficielles de l’île est concerné par la sécheresse. Mais le déficit se ressent encore plus dans certains cours d’eau, comme la Rivière Saint-Denis, la Rivière du Mât ou la Rivière des Roches. Une situation que surveille de près l’office de l’eau.
« On maintient un suivi plus renforcé sur les ressources les plus stratégiques, qui sont les cours d’eau de l’Est, très sollicités pour l’alimentation en eau potable », explique Anli Bourhane, chargé du suivi des ressources en eau à l’Office de l’eau.
Les nappes souterraines sont elles aussi touchées. Plus particulièrement dans le Nord-Ouest. De Saint-Denis jusqu’à l’Étang-Salé. Les villes de Sainte-Marie, Sainte-Suzanne et Saint-André sont elles aussi en état d’alerte. Il faut maintenant compter sur la pluie pour remonter le niveau des ressources. Les services de Météo France prévoient une dégradation du temps dès demain, mais les précipitations ne devraient pas suffire à combler le déficit.
« En fonction du niveau de pluviométrie, ce sera un avant-goût de la saison des pluies, avec des précipitations conséquentes. Il faut attendre de voir ce qu’il va tomber pour en être parfaitement sûr », précise Guillaume Jumeaux, responsable adjoint de la division études et climatologue.
Face à cette situation, il faut donc trouver des solutions... C’était là tout l’esprit de ce comité sécheresse, qui s’est tenu toute la matinée à la DEAL.
« Le comité sécheresse, faisant le constat de cette situation, propose au préfet la prise d’un arrêté qui va, d’une part, inciter à la modération dans l’utilisation de la ressource en eau, mais aussi restreindre certains usages quand il y a un manque d’eau », annonce Jean-Paul Normand, sous-préfet de Saint-Pierre.
Cet épisode de sécheresse n’est pas sans rappeler celui de l’année dernière. Certaines régions ont déjà connu des restrictions, notamment à Saint-André, où les habitants ont déjà dû subir des coupures d’eau nocturnes.