Santala a accouché de sa fille le 1er avril 2016, à seulement 29 semaines de grossesse. À la naissance son enfant faisait 30 centimètres et pesait 850 grammes. "Ce jour-là mes proches ont cru que c’était une blague, c’était le « poisson d’avril », et j’étais encore au milieu de ma grossesse. Personne n’imaginait que ce serait vrai."
Si la mère de famille à l’époque n’était pas prête à cette arrivée aussi tôt, "ma fille avait déjà décidé de se battre pour sa vie."
Tout est ensuite allé très vite. Elle a été prise en charge au CHU Sud, et Santala a eu une césarienne en urgence, durant laquelle elle a fait un arrêt respiratoire. "A mon réveil je croyais que j’avais perdu ma petite fille puis on m’a ramener voir ma fille qui était toute petite ", se souvient-elle.
Puis sont venus les soins intensifs, et ensuite la néonatologie.
"Elle a subi quatre opérations, quatre combats qu’aucun enfant ne devrait avoir à mener, mais elle s’est relevée à chaque fois. Elle a montré une force que même les adultes n’ont pas toujours. "
Aujourd’hui, Anne-Blondine se porte bien mais "souffre toujours d’apnées du sommeil et dort avec une machine respiratoire. "
"Malgré tout, elle sourit, elle rit, elle vit. Elle est la preuve que même les plus petits peuvent être les plus forts. Un message pour les parents qui sont passés par cette étape ou qui la traverse actuellement c’est de croire en votre bébé et donner à vos enfants de l’amour pour qu’ils puissent se battre".