Seriez-vous prêt à dévoiler votre salaire ? C’est l’esprit d’une directive européenne adoptée en mai 2023. Elle impose plus de transparence, pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes. La France doit la transposer dans sa loi d’ici juin 2026.
"Ce serait une très bonne chose, mais c’est dommage qu’on soit obligé de passer par la loi pour reconnaître que 50% de la population a les mêmes droits que les autres 50%"
"Je pense qu’il y a beaucoup d’inégalités, notamment dans les salaires homme/femme"
Plus de transparence, les offres d’emploi devront afficher une fourchette de rémunération et impossible désormais pour un recruteur de demander le salaire précédant d’un candidat. "Ce serait génial, je pense que l’égalité doit être mise en avant pour qu’il n’y ait pas de différences entre l’homme ou la femme", estime Lauriane Cazanove, responsable de salle à l’Arbradelis.
Dans une boutique du chef-lieu, il n’y a pas de recrutement sans avoir mesuré en amont le potentiel de l’employé. "Il faut connaître ce qu’il percevait avant pour voir sa valeur. On ne peut pas non plus rétrograder une personne, je pense", explique Thérèse Barbin, gérante de l’Au Di Myl.
Les entreprises devront déclarer leurs écarts salariaux entre femmes et hommes à l’autorité compétente. Si l’écart dépasse 5% , sans justification objective, une évaluation conjointe avec les représentants du personnel sera imposée. "Si la loi sur l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes passe, cela ne me dérange pas du tout puisque je l’applique déjà", indique Salman Valy, gérante de la boutique du côté de la table.
Des sanctions dissuasives, financières ou administratives, seront prévues en cas de non-respect.