Un stylo à la main, le regard porté vers l’horizon, une femme qui se prosterne. cette stèle raconte l’histoire des engagés mais c’est surtout une fierté pour les fidèles. "Placer ici cette stèle, c’est consolider ses racines et comprendre vraiment d’où l’on vient" ou encore "c’est quelque chose qui nous touche. C’est un petit peu la mémoire de nos ancêtres qui vie à travers cet espace", réagissent des fidèles.
Placé au centre de ce temple tamoul, le choix du lieu n’est pas anodin. Il permet de représenter la famille qui se développe sous l’oeil attentive des dieux, au travers de différents personnages. "La scène représente les engagés arriver. Il montre l’homme qui transporte les cannes sur sa tête", détaille un fidèle.
Pour l’association de l’ancien temple tamoul du portail, une tout autre facette doit être prise en compte : la dimension sociétale. Au travers d’une œuvre qui apporte aussi un regard sur l’histoire des engagés, notamment celle des hindous au sein des valeurs républicaines. "L’État n’a pas à reconnaître les religions. Si l’État le fait, ça veut dire qu’il doit s’impliquer dans le culte. Mais il se doit de connaître qui est sur son territoire. Malheureusement, ça ne se résume qu’au monde associatif. Cette voix là doit être portée par nos représentants, nos élus et par nos actions", détaille Alain Mardaye, président de l’association de l’ancien temple tamoul du portail.
Le projet fait partie de la mise en place d’un nouvel espace sacré, qui sera bientôt ouvert au public.