Une anguille flottant au-dessus de l’eau témoigne d’une scène inhabituelle au bas de la ravine du butor. Tout comme l’aspect de l’eau stagnante qui interpelle.
Au total une trentaine d’anguilles ont été repêchées de l’eau. Selon les pêcheurs, deux hypothèses pourraient causer la mort de ces poissons : la sécheresse ou la pollution.
" À vu d’œil on voit que dans la rivière il n’y a presque pas d’eau et qu’il ya peut-être de la pollution en amont", nous dit Bernard Grondin, garde-pêche, association agréé pour la pêche et la protection du milieu aquatique.
Pour tenter de déceler l’origine de la mortalité, l’office français de la biodiversité est chargée de faire des prélèvements. Au total 9 prélèvements ont été réalisés sur différentes zones de la ravine.
" À l’endroit où arrive la pollution où on suspecte, on prend toujours aussi en amont pour pouvoir comparer avec l’arrivée d’une eau qui pourrait être de bonne qualité et ici en avale où il va y avoir la dilution entre les deux", explique Victor Detienne, inspecteur de l’environnement à l’OFB.
Plusieurs facteurs sont pris en compte dans l’eau prélevée : le ph, la température, le taux d’oxygène dissous ainsi que la conductivité. Des éléments permettant de faire une première hypothèse.
"On serait plutôt sur une pollution de type organique, notamment au niveau de plusieurs paramètres, donc par exemple une faible teneur en oxygène dans l’eau qui peut illustrer une dégradation de la matière organique par des micro organisme et ne laisse plus d’oxygène pour les autres espèces"
Les prélèvements seront envoyés en laboratoire pour confirmer les soupçons émis par les experts afin de trouver des solutions et préserver l’espèce.