À Saint-André, un litige foncier refait surface autour d’un terrain de 5000m² idéalement situé en centre-ville, sur lequel doit s’implanter prochainement un restaurant KFC. Son ancien propriétaire Jacques Vée affirme avoir été exproprié dans les années 90 sans compensation réelle. Il défend toujours être le propriétaire du terrain.
"C’est mon terrain, je ne vais pas laisser quelqu’un s’implanter sur mon terrain. En tant que charcutier je suis dans un loyer, je paye 2000€ par mois. On m’a toujours interdit de faire quelque chose sur mon terrain. À l’époque l’expropriation, était d’utilité publique, aujourd’hui le terrain est vendu à un privé", déclare Jacques Vée.
"Monsieur Vée devait recevoir en échange de son terrain un commerce, ce commerce n’a jamais été donné. Partant de là, le contrat est caduc. Cela fait 25 ans que ce papier a été signé. Il y a un problème quelque part", réagit Josette Vée, sœur de Jacques Vée.
La contrepartie financière convenue en Franc en 1998 n’a été proposée qu’en 2023 par la nouvelle mandature de Saint-André. Une somme équivalente à 22 000 euros pour 5000 m². L’homme a refusé d’encaisser cette somme d’argent. "La justice a été saisie, elle a statué sur des actes de propriété totalement légaux, ces derniers ont déterminé que ce monsieur n’était pas propriétaire, c’est pour cela que l’expulsion a été ordonnée. Il est astreint à ne plus faire obstacle à la construction", explique maître Sébastien Navarro, avocat au barreau de Saint-Denis.
La mairie insiste sur les retombées économiques de l’implantation d’un fast-food en centre-ville, apportant une quarantaine d’emplois une fois le projet terminé. L’ancien propriétaire entend toujours contester la décision et réclame la restitution de ses terres.