Les plats sortent de la cuisine à la chaîne. Les plus gourmands ont l’occasion de pouvoir manger : entrée, plat, dessert à bas prix. Un moment qu’ils ne pourraient peut-être pas s’offrir en dehors des tables gourmandes. "Maintenant c’est de plus en plus cher. On profite qu’il y ait des événements comme ça où il y a des prix tout compris : entrées, plats et desserts" ou encore "j’ai de la chance car je fais beaucoup de notes de frais. Si c’est hors note de frais, ça peut être des gros budgets que je ne pourrais certainement pas assumer", déclarent deux clientes.
Neuf français sur dix font attention aux prix sur les menus. Des sommes qui peuvent faire fuir les clients pour d’autres alternatives. En 2025, selon le site Ouest-France et Numbeo il faut compter en moyenne 25 € un repas dans un restaurant de gamme moyenne contre 14€ dans un fast-food sur notre île. Mais les restaurateurs doivent aussi regarder les prix. Pour faire tourner leur établissement, les dépenses augmentent et impactent le pouvoir d’achat des clients. "Aujourd’hui, nous sommes face à un choix vu l’augmentation des matières premières. Il y en a qui augmentent leur prix, d’autres qui réduisent les portions. Nous sommes tous passés par la case où nous devons réduire les marges. Nous avons également des coûts fixes qui sont de plus en plus élevés : l’énergie, les salariés. Malheureusement, on se retrouve dans une situation où l’on ne sait plus trop comment agir", déplore Olivier Blondet, gérant-propriétaire du restaurant "Le 144" à Saint-Denis.
Mais, pas tous les gérants sont pessimistes. Dans le restaurant de Loule, le midi a été fructueux. 13 formules de la table gourmande demandées et le soir beaucoup de réservations. Pour lui, cet événement pourrait permettre de trouver des idées. "J’y pensé encore ce matin, à l’époque on avait les menus crise. C’était à 9,90 €. Je me suis dit pourquoi pas essayer de trouver des produits qu’on peut travailler pour avoir des tarifs attractifs pour les gens qui n’ont plus trop les moyens d’aller au restaurant", explique Loule, gérant du restaurant "Bar à cas" à Saint-Denis.
Dans ce contexte morose, les tables gourmandes ravivent une lueur d’espoir chez les restaurateurs. Selon la mairie de Saint-Denis, lors de la dernière édition, les restaurants étaient complets midis et soirs.