Pudique devant les caméras, mais des traces montrant bien leur présence en nombre. Les pigeons ont fait de cette résidence leur siège. Alors, pas le choix pour cette habitante, elle doit cohabiter. "Ils défèquent partout, après l’immeuble est sale. On a déjà vu la SODIAC pour ça. Je ne sais pas ce qu’ils font. Quand il pleut, on peut glisser dessus. Ça fait presque 4 ans que c’est comme ça", déplore l’habitante.
Comment explique-t-on cette présence en nombre qui d’après certains riverains augmente de plus en plus. D’après Christelle Yeung, chargée de mission à la société d’études ornithologiques, c’est une question d’instinct animal. "On les trouve de plus en plus dans les bâtiments. Ce sont des espèces qui nichent en falaise. Les bâtiments ressemblent beaucoup à leur d’habitation. Ils vont s’approcher des villes et c’est là qu’ils trouvent de la nourriture facilement", explique-t-elle.
Étrangers de La Réunion à l’origine, le pigeon a été intégré par bateau sur l’île. S’il a pu servir de repas pour certains habitants, la question du risque sanitaire se pose surtout quand les oiseaux sont concentrés dans un petit espace. "C’est très rare que les maladies des pigeons soient transmises à l’homme. Il peut y avoir potentiellement la salmonelle ou encore la cryptococcose qui peuvent être transmises par les plumes ou par les fientes. C’est quand même très rare que les maladies aillent sur l’homme", détaille Cécile Squarzoni, vétérinaire et présidente de l’association APEBA.
Si les pics en acier ne sont pas toujours efficaces pour éradiquer le pigeon, d’autres solutions existent, comme la stérilisation, testée en hexagone mais pas encore à La Réunion.