Les élections municipales approchent à grands pas, et à Sainte-Suzanne, le paysage politique se dessine déjà. Sur le plateau d’Antenne Réunion, à l’invitation du 19h, Maurice Gironcel a accepté de répondre aux questions d’Antoine Hassler. C’était sa première prise de parole télévisée depuis sa condamnation dans l’affaire des marchés truqués du SIDELEC.
Interrogé d’emblée sur ses intentions pour mars 2026, l’élu a tenu à clarifier son positionnement politique :
« Vous vous adressez à un militant du Parti communiste réunionnais depuis plus de 50 ans. Je suis un militant, et je le resterai pour la population de Sainte-Suzanne et de La Réunion. »
« J’avance que je ne serai pas candidat aux élections municipales de 2026 »
Maurice Gironcel annonce avoir pris sa décision : il ne briguera pas un nouveau mandat. Un choix qu’il justifie par un contexte général compliqué : « La situation est inquiétante et pas facile. Il y a un contexte de tension budgétaire lié à l’adoption du Budget 2026 de l’État et une campagne sucrière catastrophique pour les agriculteurs à La Réunion... J’ai donc décidé de passer la main. Même si j’ai la possibilité de me présenter grâce à des recours suspensifs, j’ai pris cette décision. »
L’élu rappelle néanmoins vouloir continuer à peser dans le débat local : « Je ne me présenterai pas en 2026, mais je continue mon combat en tant que militant. »
Un appel à l’union de la gauche
Maurice Gironcel a martelé le même message tout au long de l’entretien :
la gauche doit se rassembler pour espérer gagner à Sainte-Suzanne.
« J’appelle la population, surtout les forces politiques de gauche et de progrès, à se réunir. L’union fait gagner. La division fait perdre. »
Alors que plusieurs candidatures auraient déjà émergé, il regrette qu’elles soient « isolées dans leur coin ».
Pour désigner un candidat unique, il annonce sa méthode : « Une discussion doit d’abord avoir lieu. Quand elle aura abouti, je réunirai la section de Sainte-Suzanne et nous prendrons une décision. »
Interrogé sur ses relations avec la Plateforme Réunionnaise, avec laquelle il était présent lors de la rentrée politique d’août, Maurice Gironcel se veut ouvert : « Je suis pour la réconciliation des forces de gauche. C’est pour cela que je lance cet appel à l’ensemble des forces progressistes. »
Un contexte judiciaire encore en suspens
À ce stade, aucun nom n’est officiellement avancé pour lui succéder.
Gironcel refuse de désigner un favori pour le moment.