Aurélie et Nathan ont tout juste 18 ans et sont élèves au lycée professionnel Julien de Rontaunay, tous deux majeurs, ils comprennent difficilement l’idée de bannir les portables dans les lycées.
"On est lycéens, on n’est pas au collège, on sait ce qui est bon ou pas. On sait mettre des limites"
"Cela peut être une bonne comme une mauvaise chose. L’interdiction du téléphone peut nous aider pour la concentration en cours"
Déjà interdits dans les collèges depuis la rentrée dernière, la mesure s’applique au sein du dispositif portable en pause et peine à être respectée. Pourtant, Emmanuel Macron prévoit d’étendre la restriction au sein des lycées. Les plus concernés évoquent un manque de cohérence.
"Je trouve que cette interdiction ne sert à rien, même s’ils nous privent de ça, on va quand même utiliser nos portables"
Pour le président de la république, les jeunes sont addicts au portable. Limiter les écrans c’est aussi pointer du doigt toutes les conséquences qui peuvent en découler. "On a une flambée de la solitude et au fond un problème de santé mentale de nos jeunes, et même si on n’arrive pas à faire un lien de cause à effet, on a clairement une corrélation".
Pour Daniel Amouny, représentant des parents d’élèves, il y a d’autres parents d’élèves, il y a d’autres priorités et l’idée paraît trop radicale. "En France dans l’éducation nationale, quand on ne sait pas faire, on interdit. Interdire c’est quelque part c’est un non-sens, il faudrait plutôt les éduquer à l’usage du téléphone sur les réseaux", réagit le président de la FCPE.
La mesure devrait prendre effet dès la rentrée prochaine et conserver les lycées comme des lieux d’éducation.