Arrivé devant le paysage du Maïdo, certains couples souhaitent montrer leur amour aux passants en gravant sur le garde-corps leur passage. Des initiales voir des prénoms, accompagné d’un coeur et une date de leur venue.
Mais au bout d’un an, les inscriptions se multiplient, devenant presque omniprésentes sur les gardes-corps, participant à la dégradation de la structure.
Les couples gravent sur du bois de tamarins, venant d’un arbre rare et endémique de notre île, qui se fragilise.
"Quand on écrit dessus, le bois perd de la protection de l’étanchéité et l’eau entre dedans, et à long terme ça va bien abimer", nous dit Serge Gipier, menuisier.
Une opération de rénovation mandatée par le département pour assurer une sécurité des lieux, et faire de la prévention sur les risques des gravures sur l’aménagement.
"Nous on est très vigilant et on souhaiterait vraiment que les gens prennent conscience du caractère exceptionnel de cet aménagement qu’on a pas l’habitude de retrouver dans les espaces naturels. D’habitude c’est quelque chose de beaucoup plus simple. C’est quand même assez important et à force de reponcer, on aura plus de bois dans 10 ans. C’est quand même dommage parce que ce sont de beaux investissements qui ont été fait", explique Soukeyna Keita, responsable aménagements à la direction du tourisme et des espaces naturels, département de La Réunion.
Une opération qui coûte plusieurs milliers d’euros. Pour retrouver un garde-corps sans gravures, il faudra attendre deux semaines.