Cette chanson du groupe Kiltir aborde sans tabou les violences intrafamiliales sur notre île. Le titre est le fruit d’une rencontre entre Nono et un marmaille ayant subi cette souffrance dans le foyer familial. Un déclic pour mieux faire entendre ce cri étouffé.
« Du côté de l’enfant, il est victime lui aussi. Souvent, les violences conjugales deviennent des violences intrafamiliales. C’est tous ceux qui sont dans la maison qui subissent aussi. » témoigne l’artiste.
La chanson est accompagnée d’un clip qui montre également la souffrance des enfants, victimes collatérales des violences conjugales.
« L’enfant se cache sous le lit, il se bouche les oreilles… Même si les parents le protègent, il subit quand même. » ajoute-t-il.
Le clip est réalisé en style manga à l’aide de l’intelligence artificielle, un genre destiné à interpeller toutes les générations. Les graphismes allient modernité des images et tradition du maloya.
« L’idée, c’est que le clip parle aussi aux jeunes. Le jeune va chanter les paroles et ça va participer à la sensibilisation, pour éviter de passer à l’acte. » conclut Nono.
Avec un titre simple et facile à retenir, le chanteur espère que ce nouveau son sera largement fredonné sur toutes les lèvres.