À la Réunion, les chefs d’entreprise tirent la sonnette d’alarme, le projet de loi de finance 2026 met en péril l’économie des entreprises comme dans ce café qui emploient 20 personnes. Jean-Charles Bertrand gérant d’un café à Saint-Denis : "Nous bénéficions au niveau de la LODEOM d’une exonération de charges d’environ 10 000 € sur les différentes structures. Remettre en question cette LODEOM, cette exonération se serait supprimer un à deux emplois au niveau de notre structure".
Pour Marie-Claire Fortuné - ingénieur conseil - administration de la CPME :
"Les charges fiscales saturent les dépenses. On est sous l’eau. Avec toutes ces charges fiscales, on se retrouve sous l’eau".
La LODEOM représente pour les entreprises d’Outre-mer une perte de 350 millions d’euros. La confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) alerte sur l’impact qu’aura le rabotage de la LODEOM.
Gérard Lebon, président de la CPME, assure : "La raboter ce n’est pas donner aux chefs d’entreprises la capacité de maintenir, voire de créer de nouveaux emplois. Il est essentiel que cet outil de cohésion sociale reste sur notre territoire ".
Autre dispositif dans le viseur du gouvernement : l’aide à l’investissement Outre-mer... Représente une perte de 400 millions d’euros pour les entreprises qui souhaiteraient investir.
Une réforme dénoncée par le MEDEF à travers la voix de sa présidente locale, Katy Hoarau : "prenez un chef d’entreprise qui veut monter un hôtel. 1 million d’euros. Aujourd’hui, on demande 20 % d’apport. C’est 200 000 euros. Les banques vont financer 450 000. Et l’aide fiscale de 35 % va faire le reste. Demain, cette aide fiscale de 35 % va être abaissée à 24 %".
Pour tenter d’influencer le gouvernement sur cette projection budgétaire, Le MEDEF lance une pétition.
Johan Mazars