La Case à Pains obtient un premier délais. Alors que la liquidation judiciaire prononcée en première instance avait plongé l’enseigne et ses 200 salariés dans l’incertitude, une nouvelle décision vient rebattre les cartes. La première présidente de la cour d’appel a rendu une décision en référé suspendant l’exécution de la liquidation.
L’entreprise est désormais replacée sous le régime du redressement judiciaire, une mesure permettant de poursuivre l’activité dans l’attente d’un examen plus approfondi du dossier.
Pour les employés, c’est un soulagement temporaire. Beaucoup redoutaient la fermeture brutale des 12 magasins répartis sur l’île.
Olivier Lévi et sa holding DEALRUN, à la tête de l’entreprise, estiment que la liquidation judiciaire prononcée en première instance a porté un préjudice considérable, tant sur le plan financier, avec un impact direct sur le chiffre d’affaires, que sur le plan social. Selon eux, l’annonce de la liquidation a fragilisé la confiance des clients, des fournisseurs et mis les salariés dans une situation de souffrance.
La suspension de la liquidation ne constitue toutefois qu’une étape. Le sort de l’entreprise dépendra de la décision à venir de la cour d’appel, qui devra déterminer, sur le fond, si La Case à Pains peut durablement poursuivre son activité dans le cadre d’un redressement judiciaire.